Humeurs Malgaches...

Voyage dans le berceau de la "Masikita Connexion"

Coincé entre le lac Anosy et la colline Royale (où trône le Rova, la palais de la reine), Mahamasina (ce qui donne en français quelque chose comme Mahmass'n) est une petite fourmilière qui s'agite entre l'hôpital, le palais des sports et l'école st Michel, au pied de la colline d'Ampahibé.

Point névralgique de cette agitation quotidienne, le stade municipal. Lieu de rendez vous des amateurs de foot ou de rugby le dimanche, cette masse de béton gris est, toute la semaine durant, le royaume des vendeurs de rue; Un temple du commerce informel qui à son jour de prière... : le grand marché du jeudi.

Aux traditionnels vendeurs de citrons ou de litchis qui opèrent tous les jours et dont l'étale se limite bien souvent à 4 petits citrons vert posés sur un carré de tissu...

A ce « commerce de survie » donc, s'ajoutent alors les vendeurs de chaussures, de vêtements (avec des couts de production 10 fois plus faible....qu'au Maroc, Madagascar commence a faire saliver les patrons textiles, amoureux du KF...)

On y trouve également des matelas, des meubles en bois et des barbecues made in malagasy (les prouesses des forgerons malgaches !).

Alors, bien sûr, le coté chaotique de la chose peut surprendre, mais on se rend bien vite compte que cette organisation répond à une logique bien huilée. Tout est à sa place, chacun son bout de bitume.

La ballade est en tout cas agréable. Pour moi, elle se termine bien souvent chez José, pavillon N° 10, une petite baraque en bois face au stade. José a toujours un Coca au frais qui m'attend dans son épicerie ! Pour le reste c'est selon. Un jour il y a, l'autre, c'est fini... on s'habitue (je reviendrai sur le « cas José, l'homme au rire devastateur » un autre jour).

D'autres préférerons, une petite poussée de fièvre joueuse pour achever cette échappée commerciale. Ceux là ont rendez vous au PMU. Ici, pas d'alcool, tout juste un petit guichet où l'on vient chercher la fortune ou du moins quelques ariary. Vers midi, ces boutiques se remplissent comme une galerie commerciale un jour de solde. Journaux à la main, les parieurs discutent stratégie, avant de lâcher leur mise en attendant les prouesses de leur poulain... qui s'apprête à galoper à près de 10 000 km de là ! Parce que oui ! Ici, on parie sur les courses françaises ! Du coup, de Vincennes à Deauville en passant par Chantilly, nos parieurs sont incollables sur la géographie des hippodromes hexagonaux.

A l'heure donc où les bureaux des administrations environnantes se vident et les tables des gargotes odorantes se remplissent de tananariviens venus se remplir le ventre de vary malagasy (riz malgache), il reste, tout de même, un endroit, bien caché, où l'on peut, assis sur un banc de pierre, se laisser bercer par le chant des oiseaux et... le bruit du métal qui claque (un luxe dans une ville de 2 millions d'habitant).

Juste une grille d'acier à pousser, vous êtes dans l'enceinte du stade, et plus précisément dans la maison des pointeurs et tireurs de la capitale : le cercle des boulistes d'Antananarivo.

A l'ombre des pins et des jackarandas en fleur (d'un violet puissant), on vient ici pour en découdre à coup de sphères métalliques. Et les malgaches semblent apprécier. Et même si le terrain prend parfois des allures de piste de brousse après une saison des pluies, nos boulistes sont plutôt du genre adroit.

Une parenthèse de calme, quand dehors, le balais des « taxis be », les bus de ville, est incessant.

Au son des boules succède alors le « chant » des receveurs de bus, qui, debout à l'arrière du véhicule, n'en finissent pas, comme un vieux vinyle rayé, de crier le nom des quartiers desservis. Cette valse ne se terminera qu'à la nuit tombée, quand le soleil offrira à la colline du palais et ses maisons, ses plus belles couleurs. Alors, il sera l'heure d'aller faire un tour, derrière le stade cette fois, devant le bazar du quartier, une épicerie qui sert tout un tas d'alcool que les jeunes et moins jeunes, viennent boire assis sur un bout de trottoir ou à l'intérieur de leur voiture (les jours de pluie) sur le grand parking d'en face. Un parking, qui à partir de 17h, dégage des odeurs d'eucalyptus. Ce sont les gargotes du stadium qui commence à faire chauffer les barbecues... Dans les vitrines trônent déjà des centaines de brochettes en tout genre (masikita en malgache). Ces gargotes éphémères ne vivent que le soir. On y vient, on s'y assoit 1O minutes ou une heure... Bienvenue au royaume de la Masikita !

 

 

La partie de petanque

 



Publié à 02:28, le 2008-jan-18, Antananarivo
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Promenons nous dans les bois...

 Changement d'adresse, changement de cadre.

De Mazoharivo à Tsimbazaza... de la banlieue au "presque centre", moins de calme mais plus de panorama.

Voici quelques prises de vues depuis la colline de Fort Voyron, ancien fort militaire, devenu repères des caméleons tananariviens et lycéens amoureux .

De fort Voyron, la vue est panoramique. Un joli 360° qui nous emmène des contreforts de Tsimbazaza aux montagnes lointaines des hautes terres en passant par le palais du Rova (palais de la reine) et le stade municipale de Mahamasina en contrebas.

Bonne ballade!

Les contreforts de Tsimbazaza (on voit chez nous!)

Le palais du Rova en travaux 

Vue sur Mahamasina, un jour de marché et le lac Anosy en deuxieme plan 

 

Sieste sur les hauteurs

Quartier de Soanerana depuis Fort Voyron

 

En descendant vers Mahamasina...

Route de Fort Voyron, vue sur le quartier d'Amparibe



Publié à 11:41, le 2007-déc-28,
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Une adresse pour la route

 

Voici un petit lien sur le site de Tim.

Tim est un anglais de 38 ans, qui est à Madagascar depuis 2 mois. Le gaillard a entrepris un tour du monde à moto...

Jusque là rien de bien extraordinaire, si ce n'est que notre anglais est sur la route depuis 4 ans et que pour l'instant il n'a vu que les pistes Africaines! - déjà 30 pays tout de même- 

L'ami Tim prend donc son temps. Madagascar est sa dernière escale avant le Bresil(apres un passage par Johanesbourg pour aller rechercher sa moto, qu'il a laissé en Afrique du sud). Mais alors, pourquoi je vous parle de ce mec???

Eh bien, Tim a choisi l'option "tour du monde à la rencontre des jeux". Ancien gérant d'une boite de création de jeux video à Londres, il a decidé de tout lacher un beau jour de 2003, pour partir avec une camera DV sur la trace des jeux traditionnels.

Le resultat: des petits films documentaires (en anglais) très interessants, visibles sur son site (et qui devrait servir de pilote pour la diffusion d'une serie sur une chaine anglaise)

Voila, je trouve que l'idée est amusante, je vous laisse l'adresse de notre grand enfant:

http://www.globaltimoto.com

Joyeux Noel



Publié à 11:07, le 2007-déc-28, Antananarivo
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Patience, patience...

 

Bon, voilà plus d'un mois que je n'ai pas alimenté ce blog... J'ai cru comprendre que certains s'impatientaient...Et bien, il faudra encore attendre un peu. Ces dernières semaines ont été plutôt bien chargées... avec pas mal de changements à gérer.

Mais je pense que début janvier, on pourra retrouver un bon rythme de croisière, telle une péniche lancée à pleine allure sur la Moselle.

Alors pour faire patienter les plus impatients, voici deux petits extraits musicaux choppés dans la rue il y a déjà quelques temps. Periode de Noel oblige, les chanteurs sont des enfants. Les premiers n'ont pas plus de 5 ans, ils sont installés sur les marches des nombreux escaliers de la ville, impossible de les rater (la chanson en question est une chanson religieuse). Le deuxieme extrait ressemble a a du folklore provençal. En fait, ce sont des frères et soeurs (4 au total), très jeunes, qui, avec de vieux tambours et des flutes made in recup', font des miracles. ça sent le calisson!

Alors, la prise de son n'est pas terrible...les connaisseurs et les oreilles attentives auront remarqués que plus le son est censé monter, plus il devient sourd. En fait, j'avais choisi la fonction controle de gain automatique, ce qui en gros veut dire que dès que le son s'ennerve, la machine regule (pas toujours très bien, la preuve). Vous vous en fichez... je sais!

 

 

 

 

 

 



Publié à 10:13, le 2007-déc-27, Antananarivo
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La vie de quartier...

 

 Un rue de Mazahoarivo

 

 

C’est une maison blanche (la notre), adossée à la colline. On y vient à pied… à condition d’avoir la forme !

Installé sur son vallon, le quartier de Mahazoarivo (prononcer Mazorive)  regarde d’en haut l’effervescence de la ville.

Mahazoarivo, l’histoire d’un cul de sac. Un bout de route qui s’achève devant un palais, résidence du premier ministre.

Mahazoarivo, un œil sur le Rova (ancien palais de la reine), l’autre sur le lac qui porte son nom.

Mahazoarivo, deux rues, un carrefour, et tout un réseau de sentiers en latérite rouge, qui slaloment à flancs de colline, entre rizières et petits bosquets.

Des raccourcis de terre battue, chauffés par le soleil et animés du matin au soir (et même plus, puisque visiblement, affinité…) par le chant des grillons, certainement chatouillés par la légère brise, façon alizé d’été (eh oui, c’est l’été ici !).

Un concert tout juste contrarié, à l’heure de la sortie des classes par les jeunes écoliers malgaches qui arpentent ces chemins de traverse. Le bleu clair de leurs blouses, vient se marie alors avec le rouge de la terre, comme des tas de chenilles bleues qui progressent en zigs zags sur la colline. Une vraie fête des couleurs.

Mais après l’heure, ce n’est plus l’heure, et Mazahaorivo replonge dans sa longue sieste.

Il n’y a finalement que les épiceries, aux façades maquillées des marques agro occidentales (Maggie,  La vache qui rit, mais aussi THB, la bière malgache), qui animent le quartier.

Sur une micro place, dans des petites gargotes, les bouchers, charcutiers et vendeurs de légumes, s’occupent en chassant les mouches.

Un bonjour, un sourire… J’ai rencard avec ma vendeuse de journaux, mais promis, au retour, je m’arrêterai… pour un de ces beignets frits à la banane ou une petite brochette de viande de zébu.

Ça fera, c’est sûr, encore une fois, rire la vieille vendeuse, peu habituée aux Vahazas (les blancs)

Voilà, c’est une maison blanche, et tout, et tout… Et si le soir, il n’y a pas de Phil à la quena, il y a toujours les jeunes voisins pour sortir la guitare. Et ça folk en Malgache, pendant que les grillons, toujours eux, assurent aux maracas….

 

Veloma

  Vue de Mazahoarivo sur le quartier du Rova  

Publié à 03:44, le 2007-nov-15, Antananarivo
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Le marché de Mahamasina en son

Ballade dans le marché de Mahamasina près du stade municipal et du lac Anosy (le tout au micro cravate, d'où le souffle et le bruit du vent)



Publié à 01:58, le 2007-nov-12, Antananarivo
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Tananarive, les pieds dans les rizières…

Mon dieu, que ça grimpe !

12 collines, 1300 m d’altitude; pour découvrir Tananarive, il faut d’abord de bonnes chaussures.

Ville « montagnes russes », Antananarivo, la cité des 1000 guerriers, aurait pu s’appeler Lisbonne !

Certes, on ne trouvera pas ici d’Alfama (avec son dédale de rues lilliputiennes), pas non plus d’ascenseurs, pas plus que de tramways, typiques de la capitale lusitanienne…

Malgré tout, Tana a son petit coté lisboète.

Je m’explique…

D’abord, les collines ; cette impression de ne faire que monter. Toujours.

Des ascensions, qui ne feraient pas peur à un montagnard aguerri ( !), sauf que…

Sauf qu’ici, la grimpette, c’est généralement sous un soleil de plomb, par 35 degrés et avec (sinon, ce ne serait pas drôle) les poumons chargés de gaz d’échappements des vieilles R4 taxi, ou des 4X4, cracheurs de fumées noires.

Dire que Tananarive est polluée me parait assez proche de la réalité, même si la réalité est, je pense, bien pire.

Le meilleur moyen pour s’en rendre compte est certainement de s’aventurer à pied dans l’un des deux tunnels de la ville.

L’un d’eux, le tunnel Ralaimongo, qui permet de rejoindre le centre (Analakely) depuis le lac Anosy, est devenu un des « points noirs », pour ne pas dire cauchemar, de mon itinéraire quotidien (une façon un peu maso d’éviter le taxi, plutôt cher à Tananarive).

Une grosse fumée bleue, même en optant pour la traversée en apnée, impossible, d’échapper aux picotements en tout genre (gorges, yeux, front suant…). Je crois que je n’avais jamais ressentie aussi fortement cette sensation d’agression automobile.

Et dire que ce tunnel est le terrain de jeu, mais aussi le dortoir de certains enfants des rues…

C’est aussi ça Tana, la pollution…qui te prend à la gorge, et la misère qui te saute à la face (...).

Revenons à notre Lisbonne malgache… ses collines donc, mais aussi ses escaliers, longs, visibles, mais aussi un peu plus secrets (de cette race d’escaliers dont on ne sait pas où ils mènent).

Une visite de Tananarive par ses escaliers, c’est oublier l’agitation de la ville et découvrir que la capitale cache en elle une certaine douceur de vivre.

Une promenade entre les bougainvilliers en fleur, les Jackarandas ( ?) violets vifs (qui en plus d’être beaux, présentent l’intérêt d’apporter de la fraicheur, puisque ce sont des arbres qui pleurent ou qui pleuvent, c’est selon), dans le quartier de la ville haute ou d’Isoraka, est un vrai plaisir.

Le meilleur moment pour apprécier le spectacle, est certainement la fin d’après midi, lorsque le soleil prépare sa nuit. Tananarive prend alors une lumière et des couleurs magnifiques (encore un petit coté Lisboète). Les façades jaune, rouge ou verte des maisons posées sur les collines rayonnent alors, le tout sur fond de ciel bleu, tendance nuit. Un vrai régal.

Et selon l’endroit où l’on est, le tableau est différent….

Chez nous, à Mazohoarivo par exemple, c’est le vert éblouissant des rizières nichées dans la vallée, entre deux collines, qui assure le spectacle à la tombée du jour…

C’est mieux que la télé !

Veloma

 



Publié à 01:37, le 2007-nov-12, Antananarivo
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Ambiance musicale Bus et Rue

Voici quelques ambiances musicales recueillies dans le bus essentiellement mais aussi dans la rue. Le resultat n'est pas top... Je n'avais pas beaucoup de matière...

 



Publié à 04:09, le 2007-nov- 9, Antananarivo
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Le 113...

  

Alors, comme je ne savais pas vraiment par où commencer, j’ai pensé que le 113 était une bonne amorce. Un bon point de départ pour mon histoire malgache.

Alors, non, le 113 n’a rien à voir avec le groupe de rap, labellisé qui fait (faisait ?) danser les collégiennes.

Le 113, ce n’est pas du RAP, c’est la R.A.T.T, comprenez Régie Autonome des Transports Tananarivien – j’ai toujours l’impression que je mets des « na » en trop…-.

En fait, le 113 est le bus (taxi-be, c’est le nom de ces transports en commun), qui assure la liaison entre Mahazoarivo (notre quartier) et Analakely (le centre ville).

Autrement dit, depuis une semaine, le 113 est mon copain de ballade. Je passe en moyenne une heure par jour sur ses « confortables ! » sièges en cuir.

Pour 300 Ariary, soit environ 12 centimes d’euro, la bête (généralement un vieux minibus Mazda, qui crache une fumée aussi noir que le costume de Dark Vador) vous offre une visite insolite, et plutôt moite, de Tananarive.

30° dehors (c’est le début, ici, des grosses chaleurs), 35 personnes dedans, je vous laisse imaginer… le tout en général, assis sur un bout de fesse (y poser les deux est un exploit à certaines heures de la journée, particulièrement embouteillées)

Mais bon, la musique Malgache crachée dans les hauts parleurs, à un volume qui dépasse la raison (en fait, on entend surtout les basses !); la musique malgache (extrêmement productive) donc, donne de la couleur à chacun des voyages et permet d’apprécier ses moments, pourtant pas toujours évident pour le dos et les genoux (qui généralement se retrouvent coincé contre le siège de devant)

En tout cas, malgré tout ces petites tracasseries, le 113, c’est quand même beaucoup plus sympa que le métro, ça rigole pas mal, ça sourit beaucoup, bref, y a de la vie la dedans !

Le seul vrai problème c’est que pour trouver le bus qui vous mènera d’un point A à un point B, vous pouvez tout juste compter sur votre flair ou, encore mieux, sur l’aide d’une bonne âme malgache qui vous conduira (oui, vous conduira ! les malgaches sont extrêmement gentils) jusqu'à l’arrêt.

A la prochaine

Veloma

 

Publié à 03:26, le 2007-nov- 9, Antananarivo
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Voilà la bête...

 

Voilà mon Nagra... Celui qui va me permettre d'alimenter ce blog en matières sonores diverses et variées.

A suivre...



Publié à 04:14, le 2007-oct-27,
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Flight AF0908

Jeudi 25 Octobre - Gare de l'est - 13h57 

Paris, cette fois c'est fini.

Retour à Nancy pour les derniers préparatifs. La fin d'un mois d'aller-retour entre la Lorraine et Paris...

Ces derniers jours ont été un peu bizarres. Entre stress et nostagie.Partagé entre le besoin de savourer chacun de ces derniers instants de vie à la française  et la necessité de gérer comme un grand, toutes les démarches, disons, administratives et professionnelles.

Et je peux vous dire que maintenant les locaux de l'ambassade de Madagascar dans le 16ième, je connais! J'ai la drôle d'impression d'y avoir passé ma vie cette dernière semaine. On va appeler ça les tracasseries "retour de baton", qui opèrent à une logique assez simple et en même temps, compréhensible (en tout cas, il fallait s'y attendre). Un principe donc qui pourrait se résumer ainsi: "vous nous faites des difficultés pour venir en france, et bien votre visa, il va falloir le meriter!". Voilà, à peu près, le discours que l'on m'a tenu. Ca m'aura couté quelques tickets de metro et trois nuits difficiles...mais bon j'ai maintenant mon visa.

Finalement le seul point positif de ces petites mésaventures, c'est que de la Muette à l'avenue du Pdt Kennedy, pas besoin de métro, ni même de velib. Du coup, j'en ai profité pour prendre un abonnement à la maison de la radio! L'occasion de faire le tour de la boutique et d'aller faire sa pub à tous les étages. Ce qui est marrant dans cette maison, c'est que ça a beau être un gigantesque labyrinthe, tu rencontres toujours une vieille connaissance du réseau, croisée au gré des contrats à Cherbourg, Besançon ou ailleurs.

Enfin bref, aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir fait le tour de ce que je pouvais faire à Paris au niveau des "démarches boulot".

 Et puis il y a eu les week end glandouilles rue des boulets, les soirées tennis porte de montreuil, quelques musées, les virées velib à Oberkampf, les pizzas en carton du Bvd Clichy, le marché d'Aligre, les soirées arrosées, et puis enfin le dernier verre avec les potes. Cette fois, c'est sûr, Paris c'est fini...

Il y aura bien une prochaine escapade , mais elle sera francilienne...

 Roissy CDG. Vol AF0908. 10H20.

Mais ça, ce sera pour mercredi.

Bonne nuit



Publié à 02:13, le 2007-oct-26,
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Bon, ben voilà...

ça commence serieusement à sentir le départ.

A vrai dire, on est dejà un peu parti, puisque Marion est arrivée à Tananarive depuis une semaine. Pour moi, c'est encore Paris, mais pas vraiment le temps de gouter à la fraicheur automnale de la capitale...Le temps passe vite! Le depart est prévu pour le 31 octobre et d'ici là, il faut faire le tour des radios et magazines interessés par un petit journaliste qui se propose de travailler pour eux depuis Antananarivo. Pas evident mais on y croit!                          

Pour revenir à ce blog, l'idée est d'essayer (j'ai bien dis essayer!) de vous faire vivre ces deux années au milieu de l'océan Indien... On va tenter de s'y tenir! Il devrait y avoir de photos, des récits mais surtout beaucoup de sons, parce que c'est quand même le meilleur des outils pour vous faire découvrir notre environnement. J'embarque avec moi mon Nagra. J'espère que le resultat vous fera voyager un peu depuis votre bureau au boulot (hihihi)...

Sur ce, à très vite.



Publié à 05:46, le 2007-oct- 5, Paris
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